Une esthétique de la lumière et du relief
Le rosé, longtemps relégué au rang de “vin moment”, trouve donc dans la gastronomie une porte de réhabilitation. Il y porte haut l’exigence de ses vignerons, fait rayonner des terroirs trop souvent simplifiés, et convoque la mémoire du Sud comme la fraîcheur du matin sur les hauts de Banyuls.
Ce sont ces rosés-là que l’on aime partager : ceux qui ne choisissent pas entre la délicatesse et la puissance, l’ombre et la lumière. À table, ils rappellent que le rosé, bien fait, n’a rien d’accessoire – il a l’élan d’un grand vin, le sel d’une conversation rare, la force tranquille du paysage d’où il vient.