Roussillon : résolument méditerranéen, subtilement montagnard
Entre la Méditerranée et les contreforts pyrénéens, le Roussillon n’est ni tout à fait le Sud, ni tout à fait la montagne : il oscille, il dialogue, il adapte. Longtemps, ses rouges furent à son image : puissants, solaires, colorés, presque telluriques. Le grenache, le carignan, le syrah s’y exprimaient sans retenue. Pourtant, depuis une quinzaine d’années, ce territoire écrit une autre page de son histoire vinicole. La fraîcheur, la finesse, l’éclat aromatique s’invitent – pour certains, triomphent.
Comment expliquer cette transformation, de plus en plus visible à la dégustation ? Pourquoi, dans ce coin de France pourtant célèbre pour ses raisins aux maturités extrêmes, tant de vignerons cherchent-ils aujourd’hui des rouges plus droits, plus ciselés, plus vivants ? Plongée dans un mouvement à la fois local et universel, entre géologie, histoire, climat et choix de cave.