Des profils transversaux entre science, terroir et transmission
Ce brassage des compétences traduit l’époque : le vigneron ne peut plus être seul face au climat, il fédère autour de lui une “équipe projet” où se croisent agronomies, cartographies, biodiversité, communication. Cette évolution s’observe dans les annonces de Pôle Emploi (le mot “climat” double en fréquence en cinq ans dans l’intitulé des postes viticoles en Occitanie, (Pôle Emploi)), dans la formation continue (la moitié des BTS viticoles intègrent désormais un module gestion du stress climatique), dans les groupements d’achat.
La transition ne touche pas que les domaines de grande taille. Dans le Fenouillèdes ou la plaine du Tech, de petites fermes bio mutualisent un poste de conseiller biodiversité ou se regroupent pour embaucher un data analyst freelance. Les valeurs changent : on cherche moins “des bras pour la taille et la vendange”, plus des cerveaux et des convictions pour une vigne durable.