L’héritage des fleuves : galets et mémoire des siècles
Les galets roulés sont des pierres siliceuses, parfois calcaires, polies par les eaux et le temps. Dans le Roussillon, on les retrouve surtout sur les terrasses du quaternaire, modelées par les débordements anciens de la Têt, de l’Agly, du Tech (Le Roussillon, une terre de contrastes – INRAE). Ces galets proviennent de l’érosion des massifs voisins – Corbières, Canigou. Portés par les crues, ballotés, frottés, ils se déposent sur les terrasses où la vigne trouve une assise unique. Leur accumulation n’est jamais anodine ; elle façonne une identité de sol dont la vigne va épouser chaque défaut, chaque richesse.
Le célèbre plateau de Châteauneuf-du-Pape n’est pas le seul à exhiber ces galets : ils sont présents sur la plaine autour de Perpignan, du côté de Tresserre ou de Terrats, encapsulant la mémoire d’un climat ancien et d’une géographie fluctuante.