Patrimoine vivant et avenir des assemblages : un atout identitaire à préserver
Le mouvement actuel de retour vers les vieilles souches de Cinsault n’est pas qu’une mode : il témoigne d’une volonté de renouer avec l’histoire, de relire les archives paysannes, de revaloriser des paysages viticoles menacés d’oubli. Dans cette perspective, le Cinsault ancien n’est pas seulement un outil technique, mais une clé d’identité pour les vins du Sud, en particulier du Roussillon.
Il n’est pas anodin que l’Institut Français de la Vigne et du Vin ait placé le Cinsault parmi les 10 cépages à préserver prioritairement dans le Sud de la France (IFV, vignevin.com). Son rôle dans la reconstitution de vignobles complexes et équilibrés, capables de résister aux excès climatiques comme aux tendances de marché, est aujourd’hui plébiscité par la jeune garde des vignerons.
Ainsi, le Cinsault ancien apparaît à la fois comme un gardien du passé et un artisan du futur des assemblages. Sa particularité ? Celle d’habiter le verre avec discrétion et profondeur, de donner à l’assemblage une sensation de paysage, traversé de lumière et d’humilité.